Cartooning for Peace : quand le dessin combat les discriminations
Lors de la semaine de la presse, les élèves de quatrième de l’École Alsacienne ont assisté à des séances de prévention des discriminations organisées par l’association Cartooning for Peace et animées par la dessinatrice de presse Kam. Cette dernière travaille régulièrement notamment pour Jeune Afrique, mensuel sur l'actualité du continent africain basé à Paris, et le quotidien Le Monde.
Deux zèbres se rafraîchissent dans une mare. L’un dit : “Moi mon papa est noir et ma maman est blanche”, l’autre répond : “Moi c’est l’inverse”. C’est un dessin de presse réalisé par Michel Kichka qui montre l’absurdité du racisme.

Jeudi 26 et vendredi 27 mars 2026, l’ensemble du niveau de quatrième de l’Ecole Alsacienne a participé à une intervention de deux heures de Cartooning for peace. Son objectif : promouvoir l’esprit critique, encourager le débat et la réflexion mais surtout faire connaître cette source d'information souvent méconnue.
Durant la première heure de la séance, les élèves ont repéré, parmi les dessins de presse accrochés au mur, ceux qui leur plaisaient et ceux qu’ils ne comprenaient pas. Annick Kamgang, dite Kam, dessinatrice du réseau Cartooning for peace qui compte 374 dessinateurs dans environ 80 pays, a ensuite expliqué les différents dessins avant de présenter son propre travail. Elle a souligné l’importance du dessin de presse pour faire passer une idée par l'humour, ce qui permet aussi de toucher un plus grand public que les seuls lecteurs de journaux papier.
Fondée en 2006 par le célèbre dessinateur Plantu et Kofi Annan (prix Nobel de la paix 2001 et ancien secrétaire général des Nations Unis), Cartooning for peace combat pour les libertés et le respect. Il soutient les dessinateurs qui sont menacés dans les pays où la liberté de la presse est fragilisée. Régulièrement, il publie un rapport sur le dessin de presse dans le monde.
Pendant la seconde heure, la BDiste franco-camerounaise a expliqué les clés pour réussir à faire un bon dessin de presse : grossir les traits, jouer sur les clichés, utiliser des allégories…
Après la théorie, place à la pratique. Les élèves ont dû en quelques traits dessiner des personnages, par exemple un couple d’amoureux ou bien un Français ou un Américain de sorte que face à ce dessin quelqu’un puisse immédiatement reconnaître de quoi il s’agissait. Un exercice qui a bien plu et qu’on imaginerait trouver une place de choix dans Graffiti.




Commentaires