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A Friday Night Fever : Autour des Lettres au CDI

il y a 6 heures
2 min de lecture

Le vendredi soir est, pour certains, synonyme de discothèque. Pour d’autres, amoureux des Lettres, c’est l’occasion de se réunir autour d’une passion commune dans un lieu privilégié : le CDI de l’Alsacienne. Le vendredi 10 avril, élèves de la sixième à la Terminale et professeurs se sont ainsi retrouvés le temps d’une soirée dédiée à la littérature et à la création.



Se cultiver en jouant avec les mots


La salle de lecture, plongée dans la pénombre, transformait radicalement la perception habituelle des lieux. Cette lumière tamisée instaurait un climat propice à la détente et à l’imaginaire, loin du cadre scolaire quotidien. Point de programme rigide ici : les participants se laissaient porter par l'inspiration du moment.


Au détour des tables, chacun pouvait s’essayer à l’écriture d’un poème, d’une chanson ou d’un récit autour de thèmes imposés - tels que « caribou », « océan » ou « coyote » - ou s'amuser au détournement de couvertures de livres. Cette convivialité a atteint son paroxysme avec le « jeu Dewey », une course contre la montre pour retrouver un ouvrage à partir de sa cote. L'ambiance s'est encore électrisée lors du blind test littéraire final, orchestré par les ambassadeurs du CDI : identifier un roman ou un conte à partir d'une simple intrigue a suscité des éclats de rire et des joutes verbales spontanées.


Quand l’imaginaire prend voix


Le second temps fort de la rencontre fut consacré à la mise en voix. Écouter une histoire portée par le souffle de son auteur offre une expérience radicalement différente de la lecture silencieuse. La parole fut ainsi donnée aux lauréats du concours de nouvelles de l’Alsacienne :


Adrien C. a ouvert le bal avec Trouver, une immersion dans les pensées d'une jeune fille en quête d'émancipation : « Adieu, je ne vis plus chez ma grand-mère, plus de disputes, une vie seule, une vie d’aventurière. À chercher les plus grands trésors de la Terre, mais surtout mes parents. »


Mila P. a ensuite présenté Oracle, un récit qui nous projette en 2056 aux côtés de Phoenix, collégienne de douze ans qui lutte contre une bactérie qui menace l'humanité, tout en gérant les chamailleries de son petit frère.


Enfin, Frédéric L S-M a instauré une atmosphère de mystère avec La marche du passé : « L'homme n'avait pas trouvé sa tombe. Nul ne savait ce qui l'avait mené ici, mais ses pieds, eux, avaient décidé qu'il ne ferait pas un pas de plus. »



Cette parenthèse nocturne a rappelé l'attachement de l'École à la valorisation de la création et au partage entre les générations. Un moment suspendu, convivial, qui ne donne qu'une envie : recommencer. Vivement la prochaine édition ! Venez-y nombreux.

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