Piquer une tête dans la Seine : enfin possible !
- Ulysse C. L.
- 23 janv.
- 3 min de lecture
À l’été 2024, lors des épreuves de triathlon et de natation marathon des jeux olympiques et des paralympiques de Paris, les athlètes se sont baignés dans la Seine. Cet été la baignade a été de nouveau possible après plus de cent ans d’interdiction.

Les parisiens avaient l’habitude de se baigner dans la Seine depuis le XVIIe siècle au niveau du quai de Sully.
Petit à petit des bateaux-bains s’installent sur la Seine et permettent aux baigneurs de plonger dans le fleuve. Cela pose des problèmes, en 1716 les bains ne sont plus mixtes. À partir de 1783 les bains sont cloisonnés pour cacher les nageurs au passants.
Au XIXe siècle, les bains s’améliorent et deviennent de plus en plus luxueux. L’entrée est payante, mais ces bains comportent d’autres services comme des salons de coiffure, des restaurants,des cafés…
À partir de 1877, c’est le début de la fin de la baignade dans la Seine avec l’interdiction de l’installation de nouveaux bateaux-bains. En 1923 la baignade dans la Seine est interdite en raison des dangers de la navigation et de la pollution. La baignade sauvage perdure jusqu’au années 1960.
Tout au long du XXe siècle jusqu’aux années 1980 la qualité de l’eau de la Seine se dégrade si bien qu’à Paris la Seine ne compte plus que trois espèces de poissons en 1970. À partir des années 1980, plusieurs plans sont mis en place pour dépolluer la Seine. Cela devient même un enjeu politique. En 2016 le « Plan baignade » est lancé, des immenses chantiers sont menés dans le but de pouvoir améliorer la qualité de l’eau. Les athlètes des Jeux de Paris peuvent ainsi utiliser la Seine pour les épreuves olympiques.
Cet été, se baigner dans la Seine a été possible à trois endroits différents : le bras Marie (4e arrondissement), le bras Grenelle (15e arrondissement) et le quai de Bercy (12e arrondissement). Le directeur du lycée, Thomas Portnoy, fait partie des 100 000 baigneurs de cet été et a accepté de répondre aux questions de Graffiti.
Graffiti : Bonjour, où est-ce que vous vous êtes baignés ?
Thomas Portnoy : Bonjour, je me suis baigné dans deux des trois endroits ouverts, au bras Grenelle à l’ouest de Paris et au niveau de Bercy à l’est de Paris. Je ne me suis pas baigné dans le site central car il était ouvert beaucoup moins longtemps parce qu’il cohabite avec la navigation fluviale.
G : Pouvez-vous nous décrire vos expériences de baignades ?
T. P. : Les deux expériences de baignade sont très différentes. À Grenelle la baignade est très agréable car le lieu est très beau, très arboré. On est vraiment à même le fleuve, on est séparé de la navigation uniquement par des bouées. Du coup il y avait vraiment du courant, le site a été fermé plusieurs fois car il y avait beaucoup de courant. À Bercy pour pouvoir ouvrir ce site en même temps que la navigation. Une palissade latérale séparait la zone de baignade du reste du fleuve. On n’avait moins l’impression d’être au milieu du fleuve comme à Grenelle.
G : Quels étaient vos sentiments ?
T. P. : Le sentiment qui domine c’est un sentiment de grande liberté mais aussi une sensation d’irréel. C’était tellement impossible de se baigner dans la Seine, c'était impensable il y a quelques années que c’était très enthousiasmant. L’atmosphère était conviviale, les gens étaient tous très heureux. Il y avait un sentiment de vrai bonheur de pouvoir vivre cette situation complètement inédite. J’espère que la baignade dans la Seine sera encore possible l’année prochaine et je la recommande à tout le monde parce que c’est une expérience inoubliable.
Ulysse C. L. 4e




G envie de me baigner dc
On va pas être très original :👍
Ça me donne envie de me baigner aussi
👍