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Nouvelle année, nouveaux professeurs : rencontre avec les nouveaux enseignants de l’École alsacienne



Une nouvelle année, de nouvelles rencontres pour vous permettre de mieux connaître les nouveaux professeurs de l’Ecole alsacienne. Graffiti vous propose une découverte de leurs parcours et de leur vision de l'École alsacienne.


Monsieur François, professeur et étudiant en psychologie


G : Pouvez-vous vous présenter ? 

Baptiste François : Je m'appelle Baptiste François, je suis professeur de physique chimie. J'ai des classes de quatrième et de cinquième, et des classes de première et terminale en enseignement scientifique de physique et de chimie.


G : Qu'est-ce que vous pensez des élèves et de leur comportement ? 

BF : Je trouve les élèves curieux, intelligents, mais la plupart d'entre eux feignants. Mais ça, ce n'est pas trop un problème, il suffit de les « bousculer » un peu pour qu'ils se mettent au travail. Je pense qu'il y a beaucoup d'élèves qui n’auront pas de difficulté dans leur vie future, en tout cas pour leurs études. 


G : Qu'est-ce que vous pensez du cadre de l'École alsacienne en tant que lieu ? 

BF : Quand j'étais dans le public, j'ai toujours choisi les établissements en fonction des lieux, des bâtiments qui étaient classés, monuments historiques ce qui est donc complètement different. Ce qui diffère à l'École alsacienne c’est que les travaux sont dirigés par la direction, par exemple, il y a un meilleur chauffage. Donc d’un point de vue pratique, je dirais que les bâtiments de l'école sont mieux après d'un point de vue esthétique, je préfère les bâtiments des lycées publics. 


G : Pourquoi êtes-vous devenu professeur et voudriez-vous aller autre part dans votre carrière professionnelle ?  

BF : Je suis en reconversion actuellement, je suis à la fois professeur et étudiant en psychologie, j’étudie comment le cerveau humain fonctionne. Je fais ça dans le cadre de l'éducation et j'aimerais bien faire de la recherche après pour voir comment on peut améliorer le système éducatif et comment on peut rendre ça plus intéressant, et un peu moins linéaire. Que les élèves soient moins stressés par les notes et qu'ils aient plus d'intérêt de venir pour apprendre. À termes, j'aimerai faire de la politique publique et essayer de changer les choses. 



Marie Guilloux : Une professeure de physique-chimie au parcours international 

G : Pouvez-vous vous présenter ?

Marie Guilloux : Je suis professeure de physique-chimie depuis plus de vingt ans. Après des études à Rennes, j’ai enseigné pendant 8 ans à Paris  avant de partir à l’étranger. J’ai vécu cinq ans à Hong Kong, où j’ai enseigné au Lycée Français. Ensuite, j’ai rejoint les États-Unis, à New York, pour y enseigner pendant sept ans. Quand je suis revenue en France, j’ai passé une année en section internationale anglaise dans un établissement parisien, puis j’ai saisi l’opportunité de rejoindre le collège Sévigné, où j’ai eu la chance d'ouvrir une formation dans le supérieur. J'ai decidé de rejoindre  l’École alsacienne pour me lancer dans une nouvelle aventure professionnelle.

G : Qu’est-ce qui vous a marquée dans cette transition vers l’École alsacienne ?

Marie Guilloux : Je n’ai pas choisi l’École alsacienne par hasard. C’est aussi l’école que j’ai choisie pour mes propres enfants en revenant de l’étranger, car je trouvais qu’elle se rapprochait de tous les systèmes éducatifs que j’avais connus. C’est une école exigeante, mais qui allie ouverture d’esprit et bienveillance. L’École alsacienne est une école  plus grande que celles dans lesquelles j’ai enseigné jusqu’à présent. Cependant, j’ai remarqué que l’encadrement y est particulièrement important. Avec un responsable par niveau, je trouve que les élèves sont très bien encadrés, ce qui est essentiel pour leur réussite.



Anna Guyon, une jeune professeure des écoles


G : Pouvez-vous vous présenter ?

Anna Guyon : Je m'appelle Anna, j'ai 25 ans, et c'est ma première année ici en tant que professeur des écoles. L'année dernière, j'étais encore en études, et j'ai eu mon diplôme. J’ai fait d'autres études, et j'ai aussi vécu à l'étranger.


G : Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

AG : Ma maman est ASEM [Agent spécialisé des écoles maternelles], et forcément, on est tous influencés par le métier de sa maman, et j'allais tout le temps dans son école. C’est aussi parce que j'ai toujours voulu travailler avec les êtres humains. Je me suis toujours dit que quand on est prof, tout le monde se rappelle d'un prof, positivement ou extrêmement négativement. Et un professeur, ça influence beaucoup dans sa vie. C'est pour ça que je voulais faire ça, je voulais aider les autres et notamment les enfants à pouvoir devenir ce qu'ils voulaient dans leur vie. 


G : Qu'est-ce qui fait la spécificité de l'École alsacienne ?

AG : Dans le public, j'étais prof, mais je faisais aussi du social. Là-bas, tu fais un peu de tout. Mais c'est vrai qu'à l'École alsacienne il y a beaucoup de métiers, notamment tout ce qui est CPE, qu'il n'existe pas dans les autres établissements. Les enseignants peuvent demander des conseils, en pouvant avoir accès à d'autres professeurs, d'autres enseignements spécialisés, ce qu'il n'y a pas forcément dans d'autres établissements. On doit tout faire soi-même et on se débrouille. Ici, j’enseigne, je ne fais que mon métier auquel j'ai été formée et ça, c'est bien.


G : Avez-vous toujours voulu être enseignante ?

AG : Il y a encore 5 ans, je voulais faire du droit. J'ai alors fait trois ans de licence de droit et un Master. Mais au bout de cinq ans, je me suis rendu compte que ça ne plaisait plus, et j’ai donc tout recommencé. En fait, devenir professeur était ce que je voulais au fond de moi, mais j'avais peur de le faire. Je me suis dit à l’époque que je vais faire un métier où je vais gagner plein d'argent et ça va trop bien, je vais voyager. Ce n’est qu'après que je me suis rendue compte que ça ne me plaisait pas, que je n'étais pas heureuse. Ce que j'ai toujours voulu faire, c'est enseigner.


Saskia H. et Irène V.

 
 
 

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