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Mon échange à New York - Vie scolaire en outre-Atlantique

J’ai eu la chance de vivre à New York pendant quatre mois depuis la rentrée de septembre, durant lesquels j’ai suivi les cours en classe de Grade 9th, l’équivalent de la 3e en France, dans une école publique américaine : la Special Music School (SMS), spécialisée dans l’enseignement de la musique. Laissez-moi vous raconter mon expérience,  avec ses « pour » et ses « contre ».


Comment ça se passe ?

Je suis inscrite dans une petite école dans le quartier du Lincoln Center, ce qu’on appelle le West Side à Manhattan (parce qu’on est à l’ouest de Central Park). On est environ 200, du niveau troisième à la fin du lycée, (la High School). Le site réunit au total six lycées différents - c’est pratique pour les activités physiques car nous sommes nombreux à adhérer aux associations sportives. Fréquenter une petite école permet aussi de connaître tout le monde, tous les niveaux, et ça c’est vraiment chouette pour se faire des amis. Aux États-Unis, on a moins de vacances qu’en France, mais les journées sont aussi beaucoup plus courtes : par exemple, du lundi au vendredi, je commence à 8h15, mais les cours s’achèvent à 13h00. Cela nous laisse beaucoup de temps l’après-midi pour l'enseignement musical obligatoire : histoire de la musique, solfège, musique de chambre, harmonie et cours d’instrument. Dans mon lycée, il n’y a pas de classe par niveau : on est réparti par options. Il peut ainsi y avoir des gens plus âgés ou plus jeunes dans un même cours. Côté enseignement, j’ai anglais, espagnol, maths, histoire, sciences de l'environnement et santé. Mais pas de géographie, ni de technologie. Au deuxième semestre, il y aura aussi physique-chimie et géométrie. En histoire, on a commencé avec la Préhistoire, et j’ai l’impression que pour beaucoup de mes camarades, c’était la première fois qu’ils en entendaient parler - alors qu’en France, on étudie cette période dès le primaire.


Ce que j’aime le plus…

Ici, on a beaucoup de travaux de groupe et beaucoup plus de festivités organisées au sein de l’école. Par exemple, avant chaque break (les courtes vacances de quatre ou cinq jours), de grandes activités sont organisées : à l’occasion de la fête de Thanksgiving, l’école a organisé une chasse au trésor dans tout New York, et on avait deux heures pour faire des photos des indices que l’on trouvait. Ensuite, il y avait une turkey race, une course où il fallait courir accroupi comme une dinde - puisque c’est le menu de Thanksgiving par excellence. - Je te conseille d’essayer chez toi, c’est très drôle…  mais pas si facile ! - Il fallait donc non seulement être rapide, mais aussi efficace pour être de retour sur le campus à l’heure prévue. Sous peine de perdre cinq points.

Avant les prochaines vacances, le lycée organisera un movie day (une séance de cinéma), et une dance night, un genre de boum. Au programme, on aura également un pyjama day, une journée où on va en cours en pyjama ! En plus de tout ça, la cantine est gratuite dans mon lycée, et plutôt bonne : on a même des dimsums, les raviolis vapeur chinois ! Après la cantine, c’est la récré, on peut aller à l’extérieur, rester à la bibliothèque ou encore participer à un club. Dehors, il y a toujours des ballons de foot, de volley et de rugby. Mais ce que j’aime le plus ici, c’est la culture d’encouragement : on nous soutient, on nous pousse à nous améliorer sans jamais nous juger, même entre élèves. Enfin, à la SMS, on fait pousser des légumes en « hydroponie », on se les partage toutes les deux semaines !


Et ce que j’aime moins !

Pour entrer au lycée, nous devons tous passer par un détecteur de métaux pour vérifier que les entrants n’apportent pas d’armes à feu.. Il y a eu beaucoup de shootings (fusillades) dans les écoles américaines ces dernières années. Aussi, nous déjeunons à 10h40 le matin pour que tous les lycées puissent passer à la cantine : ça fait tôt au début, mais bon, on s'habitue très vite ! Par contre, il y a beaucoup moins de choix pour les langues : seulement l’espagnol. Et pour finir à la SMS, il n’y a pas Graffiti, et ça… je déteste !

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