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La mascotte des Jeux Olympiques

En novembre dernier, Tony Estanguet (triple médaillé d’or en canoë, et président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques) a dévoilé les mascottes qui vont incarner les Jeux de Paris qui auront lieu en 2024 : les Phryges. Ces mascottes rouges, souriantes sont en forme de bonnets phrygiens, choisis pour incarner la liberté et la France, et éviter d’utiliser l’image du coq, un cliché qui a été tout de suite écarté.


Ces mascottes sont innovantes à plus d’un égard. Tout d’abord, c’est la première fois dans l’Histoire que des bonnets sont choisis pour représenter les Jeux olympiques ! En effet, depuis la première mascotte des Jeux d’hiver de Grenoble de 1968, elles ont toutes été soit animales, soit humanoïdes. Déjà en 1968, la mascotte était Schluss, un skieur. Depuis, elles ont principalement été animales, à l’image de Syd (un ornithorynque), Ollie (un oiseau: le dacelo) et Millie (un autre oiseau de la famille des échidnés) tous les deux mascottes des Jeux de Sydney (2000). Les mascottes sont choisies pour rappeler une caractéristique de la ville hôte et de son pays. C’est donc la première fois qu’un objet, reconnaissable par tous, est choisi pour incarner une édition des Jeux Olympiques.


C’est également la première fois que la mascotte des Jeux paralympiques a un handicap visible (sa jambe droite est remplacée par une prothèse). En faisant ce choix, les créateurs des Phryges ont souhaité mettre en avant une mascotte porteuse du message des Jeux : l’égalité. En effet, les Jeux de Paris seront les premiers à accueillir autant d’athlètes femmes qu’hommes. Les organisateurs ont également cherché à intégrer des villes de périphérie souvent exclues (notamment en Seine Saint-Denis), par la construction de nouvelles infrastructures comme le centre aquatique.

LE BONNET PHRYGIEN


Il est présent dès l’Antiquité. Originaire de la partie orientale de la Méditerranée (Perse, Scythie), il tire son nom de la Phrygie (région située dans l’actuelle Turquie). Le bonnet phrygien est très proche du pileus, que portaient les esclaves affranchis à Rome. C’est à cet héritage de liberté que renvoie son utilisation contemporaine (à partir de la Révolution française). Aujourd’hui, ce couvre-chef est associée à la Marianne, allégorie de la République française, et par extension à sa valeur cardinale : la liberté.

Source : Olympic Shop

Le dévoilement des Phryges - une pour les Jeux olympiques , et l’autre pour les Jeux paralympiques - n’a cependant pas fait l’unanimité. Toutefois, elles restent assez populaires chez les jeunes. Si vous voulez acquérir la vôtre, des peluches (dont seulement un quart est fabriqué en France) sont en vente dans de nombreux commerces, notamment au Carrefour de la rue Notre-Dame-des-Champs !


Paul Laurent-Levinson

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