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L'e-sport dans l'armée

Comme la ministre des armées Florence Parly l’a annoncé, un nouveau projet du ministère de la défense a été lancé : LNX e-sport. Ce projet a plusieurs objectifs, mais quels sont-ils ?


Tout d’abord, ce n’est pas la première fois que l’armée et l’e-sport sont mélangés, du moins à l’étranger. On peut citer l’exemple de la Corée du Sud, du Royaume-Uni et, plus récemment, des États-Unis. En 2018, ils avaient lancé leur propre équipe d’e-sport, dans le but de remonter le nombre de recrutements dans l’armée. Cependant, cette démarche a été vivement critiquée, et de nombreux internautes ont été exclus de leur chaîne Twitch (plateforme de streaming de jeux vidéos) pour avoir rappelé les crimes de guerre de l’armée américaine. Un événement que l’armée française chercherait certainement à éviter.

Paul Laurent-Levinson

L’armée française cherche-t-elle donc avant tout à recruter grâce à ce nouvel outil ? C’est fort probable, même si son directeur cherche à éviter le sujet. En se montrant plus moderne, l’armée devient plus attractive et peut donc prétendre recruter plus de jeunes. Un autre objectif est celui de former les militaires à des jeux, pas forcément militaires. Tous les jeux aident aux réflexes et à la rapidité de pensée, des qualités requises pour un militaire. Un aspect tout aussi important du projet est la cohésion. Tout d’abord au sein d’une même équipe (de nombreux jeux se jouent à plusieurs), mais aussi au sein de l’armée. On envisage ainsi de faire jouer l’équipe française contre celles d’autres pays, un concept pas très différent des compétitions de sports traditionnelles qui suscite l’unité. Ainsi, si l’on fait une analogie avec le ballon rond, la côte de popularité de Jacques Chirac avait explosé après la Coupe du monde de 1998, remportée par les Bleus. Une dernière facette de l’opération à considérer est l’innovation. Grâce aux jeux vidéos, la France se place au tout devant de l’innovation et peut ainsi rapidement s’adapter à la conception de nouvelles armes, telles les drones ou le pilotage à distance de véhicules qui se rapprochent de la commande de jeux vidéo.


Les enjeux sont donc multiples pour l’armée française qui a décidé de se positionner dans ce nouveau secteur pour de multiples raisons. Peut-être qu’un jour nos guerres ressembleront davantage à des jeux qu’à des combats au corps à corps.


Paul Laurent-Levinson

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