Kasparov vs Deep Blue : L’affrontement entre la technologie et l’humain

Le monde regorge d’humains doués d’une intelligence hors du commun. On les appelle les génies. D’un autre côté, il y a des IA et des ordinateurs qui sont l’exemple de la logique et de la rationalité. Ce duel est l’exemple même de la différence de pensée entre les Hommes et leurs créations.
Le premier combat
Nous sommes en 1996, l’humanité s’apprête à vivre un tournant de son histoire. Garry Kasparov, le champion du monde d’échecs, va affronter une intelligence artificielle créée par l’entreprise IBM, qui se nomme « Deep Blue ». Ce duel n’est pas une simple partie d’échecs. Kasparov porte le monde sur ses épaules car, s’il perd, la supériorité des IA sera prouvée, et les plusieurs millions d’années passées par les humains à essayer de progresser intellectuellement seront réduites à néant par la cinquantaine d’années qu’auront pris les intelligences artificielles.
Le premier match commence. Il se déroule en six parties. Au bout de la 5eme partie, L’IA et l’humain sont à égalité. Vient alors la sixième et décisive partie.
Les premiers coups sont basiques. La position semble normale, mais en réalité Kasparov a un plan. Il met alors en place, au cours de cette partie, une stratégie anti-ordinateur qui se base sur trois étapes fondamentales : Restreindre, Bloquer, Écraser. Ces trois principes sont présents dans le célèbre livre de Sun Tzu : L’Art de la guerre.
La particularité des IA aux échecs est qu’elles sont très fortes dans les positions ouvertes. Le champion du monde d’échecs ferme alors la position afin de bloquer Deep Blue. Ses pièces ne peuvent pas bouger sous peine de donner un énorme avantage à Kasparov, tandis que le champion d’échecs dispose d’un grand nombre d’attaques et de possibilités.
Au 43ᵉ coup, Deep Blue abandonne.
La revanche
Mais IBM, les créateurs de Deep Blue, n’ont pas dit leur dernier mot et ils proposent en 1997 un match revanche à Kasparov, qui accepte. Ce que Kasparov ne sait pas, c’est qu’à ce moment-là Deep Blue est capable de calculer entre 100 et 300 millions de positions par seconde ainsi que douze coups d’avance en moyenne.
La première partie est gagnée par le champion du monde et la seconde par l’IA. La troisième, la quatrième et la cinquième se concluent par un match nul. Vint alors la sixième et dernière partie. Deep Blue joue les blancs.
La partie commence normalement. Mais le 8ᵉ coup arrive… Deep Blue sacrifie son cavalier. Kasparov ne comprend pas, il avait vu que c’était le meilleur coup mais il ne pensait pas que Deep Blue le jouerait car à l’époque, les IA ne sacrifiaient pas souvent leurs pièces. Les coups s’enchaînent et Deep Blue prend un avantage considérable.
Finalement, Kasparov abandonne au 19ᵉ coup. Le match se conclut par une victoire de Deep Blue : 2 à 1. Le monde est secoué : la technologie a battu l’humain.
Les polémiques et controverses
Kasparov suspecte l’intervention d’un grand maître d’échecs au moment où Deep Blue sacrifie le cavalier et demande donc les fichiers et données informatiques des coups joués par l’IA. Cependant, IBM donne les données de la cinquième partie, qui n’intéressent pas Kasparov. Il insiste pour avoir les données de la sixième partie, mais c’est trop tard : IBM a démonté Deep Blue. Kasparov n’a donc pas eu droit à un match revanche et fut déclaré perdant.
Personne ne sait donc si Deep Blue avait triché.





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