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Impact environnemental de l’intelligence artificielle

Au premier coup d’œil, l’intelligence artificielle fonctionne un peu comme de la magie: on insère la formule magique (un prompt) et l’on reçoit, en quelques secondes, un résultat parfait ou proche de l’être. On peut utiliser, par exemple, ChatGPT pour effectuer des  recherches, ou pour rédiger le devoir de français dû au lendemain matin; on dirait un rêve éveillé sortant tout droit de la BD Ducobu.



Comment ça marche?


Malheureusement, l’envers du décor n’est pas aussi idéal. l’IA fonctionne en effectuant de nombreux calculs: statistiques d'apparitions de mots, de probabilité de combinaisons trouvées sur l’internet ou des sources sélectionnées, tous effectués des milliards de fois en un temps record. C’est comme si elle digérait le contenu complet d’internet en tout temps pour continuer de générer plus de texte, ce qui la rend particulièrement énergivore. Tous ces calculs sont effectués dans de gigantesques centres de données où des ordinateurs font des calculs et consomment de l’énergie, ce qui les fait chauffer et nécessite donc d’être refroidi, ce qui consomme de l’eau et encore plus d’énergie. 


“Making AI less thirsty” (rendre l’IA moins assoiffée), par exemple, est une recherche sur la gestion hydrique dans les centres de données mettant en lumière la quantité exponentielle de l’eau requise dans ces centres: Dr.Venkatesh Uddeameri, expert de gestion hydrique, affirme notamment qu’un centre de données typique peut consommer entre 11-19 millions de litres d’eau par jour !


Chiffres et statistiques 


La consommation énergétique de l’intelligence artificielle dépend bien sûr de la demande : plus on lui demande de générer, plus les ordinateurs des centres de données effectuent des calculs, et plus la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effets de serre augmentent. Et la demande ne fait qu’augmenter: depuis l’explosion de l’IA dans notre vie quotidienne, le nombre d’utilisateurs à augmenté de 325% en 5 ans.


Une enquête menée par l’INSP (Institut National de Service Public) sur 2064 agents à fonction publique d’état en France affirme que 13,5% utilisent de l’IA générative pour leur travail, dont 8,7% au quotidien. Dans le monde, 66% de la population utiliserait régulièrement l’IA, et 78% des entreprises y ont recours, sans parler de la quasi-totalité (92%) des étudiants dans leur parcours éducatif. - Compte rendu des statistiques juin 2025 de Forbes 


Des entreprises comme Meta, Google, Microsoft ou Amazon se sont déjà lancées dans le marché de l’intelligence artificielle et y récoltent des milliards de dollars (62,2 milliards pour Amazon Web Service, par exemple), mais observent également les conséquences en temps direct: Google a récemment avoué observer une hausse de 48% de leurs émissions carbone totales depuis 2020, et de 13% depuis l’année dernière.


Reste-t-il de l’espoir?


La situation de réchauffement climatique continue de se détériorer, et peut parfois sembler sans issue, mais certaines mesures écologiques sont discutées: Le CGDD (Commissariat Général au Développement Durable) élabore notamment un référentiel pour une IA plus frugale et moins dévastatrice, et Google cherche à parvenir à des émissions carbones nettes nulles d’ici 2030. On notera aussi l’optimisme par rapport au rôle potentiel de l’IA dans les recherches et développements écologiques futurs, dans la prévision d’événements météorologiques, par exemple. En attendant, il faudra d’abord mettre en place des mesures de réduction d’empreinte carbone afin qu’il reste toujours une atmosphère à analyser d’ici là.

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