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George Floyd, la fin des violences policières aux États-Unis ?

« Guilty! [Coupable !] » Ce mot déchaîne une vague de soulagement à travers toute l’Amérique. De New York à Los Angeles, en passant par Chicago et surtout par Minneapolis, la foule massée dans les rues exprime sa joie à cette annonce. Elle a le sentiment que vient d’être remporté un long et ardu combat, une victoire contre les brutalités policières aux États-Unis.


Derek Chauvin, le meurtrier de George Floyd, vient d’être déclaré coupable. Lors de l’arrestation de «Big Floyd» il y a près d’un an, le policier fut responsable de la mort par asphyxie du quadragénaire. Celui qui a abusé de sa position en commettant ce meurtre risque douze années et demie de prison, peine qui peut se prolonger si la magistrature dévoile des conséquences aggravantes. La sentence sera rendue publique le 16 juin.


Illustration par Lydia Knapp

Le meurtre de George Floyd a véritablement été une prise de conscience au niveau international des violences et de la brutalité de certains agents des forces de l’ordre. Le procès de Derek Chauvin reste toutefois une confirmation que les policiers ne sont pas au-dessus des lois, qu’ils ne peuvent commettre des meurtres abjects en toute impunité. Dans les mois suivant la mort de George Floyd, des appels à la réformation des forces de l’ordre ont été nombreux à fuser sur les réseaux sociaux... qu'en est-il aujourd’hui ?


Dans une conférence de presse, Joe Biden, le président des États-Unis, nous a fait part de sa détermination à poursuivre les criminels de ce genre, et à ne plus laisser de tels actes se reproduire. Au Congrès, un projet de loi a fait son apparition le 8 juin 2020, baptisé « George Floyd Justice in Policing Act of 2020 ». Il limite le pouvoir des policiers lors d’une arrestation, donne le droit au ministère de la Justice de lancer une pro- cédure si elle perçoit une discrimination particulière dans un service de police, et réduit la possibilité de défense en justice d’un policier coupable d’homicide.


De plus, le 11 avril, lors d’un contrôle routier dans la banlieue de Minneapolis, une policière blanche a abattu Daunte Wright, un Afroaméricain âgé de 20 ans. C’est le deuxième meurtre d’un individu Afro-américain par un membre des forces de l’ordre dans cette ville en moins d’un an. En conséquence, l’équivalent du ministre de la justice américaine a annoncé mercredi qu’une enquête avait été ouverte sur la police de Minneapolis pour vérifier si elle suit « un modèle ou des pratiques de maintien de l’ordre inconstitutionnels ou illégaux ». L’enquête aurait pour but de déterminer si l’ensemble de la police de Minneapolis est réfractaire à la non vio- lence, surtout lors de manifestations. Affaire à suivre...


Arthur Cornelis

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