LIU HaiFeng,

54 ans, Ingénieure,

SuZhou, CHINE

Graffiti : Que penses-tu de l’évolution de la situation de la COVID-19 en Chine ?

Liu HaiFeng : Je pense que tout ça est allé bien vite, et on a tous bien réagi et au bon moment. Au début on était tous extrêmement inquiet, pas seulement pour nous, mais aussi pour les anciens ; on tient beaucoup à eux et ils sont très fragiles. Mais petit à petit, tout le monde a trouvé un rythme de vie un peu près normal et s’est habitué à la vie avec un virus en circulation.

 

G : Est-ce que tu es toujours confinée ?

LHF : Non. En fait, je n’ai été confinée que 3 jours au tout début de l’épidémie, après les vacances du nouvel an chinois.

 

G : Es-tu toujours inquiète pour tes parents ?

LHF : Au début, on était très inquiet, mais au fur et à mesure que le temps avançait, on s’est dit qu’il n’y avait pas plus de risque de contamination que pour d’autres personnes, et en plus, ils habitent une zone très peu touchée.

 

G : Comment t’occupais-tu lors du confinement ?

LHF : Personnellement, je n’étais pas en confinement. Comme je travaille dans le service public, on a repris le travail assez rapidement, mais avec des mesures de précaution très strictes.

 

G : Es-ce qu’il y a encore un risque d’être contaminé par le Coronavirus selon toi ?

LHF : Je pense que le risque de contamination baisse de jour en jour, et, qu’aujourd’hui le risque de contamination est très faible. Au moment où je vous parle, cela fait deux jours que la Chine ne compte presque aucune nouvelle contamination. Ça veut dire que la crise sanitaire est presque fini.

 

G : Comment la COVID-19 va évoluer dans le futur selon toi ?

LHF : Je pense que le Coronavirus va disparaître dans peu de temps. La Chine et déjà en fin d’épidémie.

 

G : Comment faisais-tu pour t’approvisionner en nourriture pendant la période de confinement ?

LHF : Pour sortir de notre quartier résidentiel, on devais prendre un ticket à la sortie et le redonner quand on rentrait dans notre quartier. Sinon, tous les marchés et supermarchés étaient ouverts, mais avec un nombre de personnes limité, et des horaires d’ouverture restreintes.

 

G : Au travail, est-ce que des mesures ont été prises pour retarder la contamination ?

LHF : Tout était fait pour qu’on travaille dans un environnement sain. On nous demandait de ne pas prendre les transports en commun mais de venir en vélo ou en véhicule personnel. À l’entrée du bureau, on devait prendre notre température et la noter dans un carnet commun. Dans l'ascenseur, les touches des étages étaient désinfectés toutes les deux heures, et on devait appuyer sur les touches avec des papiers pour éviter au maximum le contact. L’air du bureau était désinfecté avec une brume désinfectante tous les matins et soirs. Et avant et après tout contact avec une personne ou objet, on devait se désinfecter les mains ou se les laver au savon. Les mesures étaient très strictes et je trouve que c’est très bien comme ça.

 

 

G : Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, et bon courage !

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