Boyard Land

Vous êtes nombreux, cet hiver, à avoir regardé Boyard Land, l’émission dérivée de Fort Boyard. Avec des audiences plutôt moyennes, ce divertissement a séduit non seulement les téléspectateurs « lambdas » (c’est ainsi que les fans appellent les non-fans), mais aussi les habitués de Fort Boyard, qui, pour certains, ne manquent pas à une émission depuis 30 ans ! La plupart d’entre eux font partie d’un forum, celui du site Fan-FortBoyard.fr. L’un de nos journalistes est membre de ce forum et a pu retenir leurs commentaires quant à cette nouvelle émission.

Boyard Land est un jeu télévisé dont le concept est de faire venir des célébrités (Éric Antoine, Danièle Évenou…) dans l’ancien parc d’attractions du Père Fouras, mis au goût du jour par Willy Rovelli, le célèbre chef cuisinier qui a réalisé son rêve : être directeur à la place du directeur, c’est-à-dire diriger le parc à la place du Père Fouras. Les participants sont répartis en deux équipes de quatre candidats ; et s’affrontent sur différentes attractions afin de remporter des boyards, célèbre monnaie charentaise, qui seront ensuite convertis en euros. L’argent obtenu va alors à des associations. Ainsi, une équipe qui a récolté de 100 à 149 boyards, sera Clown de service, et remportera 2 000 € pour son association. Si une autre équipe a récolté de 350 à 399 boyards, son gain est celui d’un Homme canon : 12 500 €. Différents jeux sont proposés à chaque équipe et permettent de gagner 20 boyards à chaque fois. Quand l’attraction est un duel, les deux équipes s’affrontent et une seule d’entre elles remporte les 30 boyards mis en jeu. Dans la plupart des jeux, le but est d’attraper un ourson, comme dans les fêtes foraines, sauf que celui-ci ne s’appelle pas Winnie’s, mais Willy's, en référence au nouveau directeur. Le jeu se poursuit jusqu’à l’attraction finale : La Grande Roue. Une structure de 18 mètres de haut qu’un candidat de chaque équipe doit escalader… à mains nues ! L’équipe gagnante remporte alors 100 (ou 150 exceptionnellement) boyards. Les avis des fans sont dans l’ensemble positifs. Krillin18 dit que l’ “émission mérite de pouvoir s'étoffer, elle a du potentiel”.

 

 

Ce que les fans de Fort Boyard ont aimé :

  • Les personnages : avec des nains, un géant, des sœurs siamoises, une avaleuse de sabres et bien d’autres, on ne peut pas dire que Boyard Land soit en sous-effectif ! La plupart de ces personnages ont pour fonction de faire payer et de distribuer les tickets des différentes attractions aux participants. Parmi eux, le plus apprécié est sans doute Passe-Nullepart, nommé ainsi car du haut de ses 2m35, il ne passe… nulle part ! “C’est un très bon personnage”, nous dit simplement Krillin18. Mais la contorsionniste Passe Passe, la vendeuse de sucreries Passe-moi-le-sucre ou le clown Pass’idrôle ont également séduit les téléspectateurs. L’un d’eux aurait dû s’appeler Passe Navigo, mais la RATP a refusé.

  • La plupart des attractions : chaises volantes, carrousel, labyrinthe, pinces géantes, minigolf… Tous ces jeux respectent leur concept d’origine, mais sont adaptés pour ressembler à des aventures boyardesques : la Pêche aux cafards exige des candidats beaucoup de sang-froid pour attraper avec la bouche des figurines au milieu d’un troupeau de cafards. Dans le Ring, les participants doivent escalader une pyramide aux couleurs de la fête foraine tout en évitant M. Moustache et Mme Barbe, 2 athlètes prêts à tout pour empêcher les candidats d’atteindre l’ourson Willy’s. Vous l’aurez compris, le Père Fouras ne manque pas d’imagination… Boyard Land

  • Le décor : selon certains, c’est “magique”, bluffant”, “un travail de fou”... Plus de quarante Grande roue, Carrousel et autres circuits de karts ont été construits. À l’origine, les producteurs souhaitaient créer une ambiance à mi-chemin entre celle de Tim Burton et The Greatest Showman. C’est réussi, et le fait de tourner la nuit rend le lieu encore plus mystique, avec des vues aériennes à couper le souffle.

 

Ce que les fans de Fort Boyard n’ont pas aimé :

  • La durée et le rythme de l’émission : à l’origine, Boyard Land est un jeu télévisé visant un public plutôt jeune, - bien que 17,8 % des parents (avec enfants de moins de 14 ans) qui regardaient la télévision lors de la deuxième émission aient visionné Boyard Land - alors pourquoi faire des émissions longues de 120 minutes à 21h ? Et puis il est vrai que les téléspectateurs s’ennuient souvent en voyant des séquences longues mais inutiles, comme lorsque les candidats prennent beaucoup de temps pour acheter leurs billets avant chaque attraction.

  • Le manque de renouvellement : bien que les jeux présents à Boyard Land soient nombreux, certains ont été vus plus que d’autres : le Ring compte 4 diffusions, le Carrousel une seule. Pas sûr que l’équipe de production ait pensé, comme dans Fort Boyard, à varier les plaisirs…

  • L’humour décalé de la Fée Roni : si le Père Fouras a délaissé son parc d’attractions, c’est à cause d’un chagrin d’amour. Une fée, nommée Roni, lui a rappelé qu’il ne pouvait la suivre dans les cieux… Cette fée est encore présente au parc et propose des duels aux candidats, autour de la Rivière Enchantée. Les fans ont été surpris de son humour, qui, la plupart du temps, ne colle pas avec l’ambiance foraine du lieu. Dommage car c’est peut-être le seul personnage décevant du jeu.

 


Par Owen Samama-Brault

© Atelier Journal "Graffiti" 2019/2021

Pour contacter les éditeurs du site, cliquez ici

redaction@journal-graffiti.fr /  Tous les mardis de 13h00 à 14h00 / Au C.D.I

  • Deezer - White Circle
  • Spotify - Cercle blanc
  • Twitter
  • Instagram
  • Facebook - White Circle
  • YouTube - Cercle blanc