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Des limites à l’univers ?

Voilà une question qui donne le tournis à bien d’entre nous… L’univers a-t-il une fin ? Et si oui, comment se présente-t-elle ? C’est le mystère que nous allons tenter d’éclaircir dans cet article.

 

On peut s’accorder sur une définition de l’univers en tant qu’ensemble de ce qui existe, ce qui comprend la matière et l’énergie. Considérant cela, il est logique de se dire qu’il ne peut pas y avoir de « frontières » à l’univers, ce serait paradoxal : puisqu’une frontière implique qu’il y ait quelque chose de l’autre côté, et que ce quelque chose ne fasse pas partie de l’Univers, pourtant par définition tout y est compris ? Ce problème était déjà énoncé au IVe siècle avant J.-C. par le philosophe Archytas. En l’absence de preuves pour affirmer l’existence ou non de limites à l’univers, les scientifiques penchent sur deux conceptions.


La première, un univers infini. Afin d’expliquer cela, il faut remonter à ses débuts, au Big-Bang (théorie communément acceptée). Il y a quelques 13,8 milliards d’années, l’Univers était un point extrêmement chaud (de l’ordre du quintilliard de degrés Celsius), petit et dense. C’est là qu’il a commencé à croître, se refroidissant à mesure qu’il grandissait. C’est d’ailleurs ainsi que se sont formés les premiers protons, électrons, puis atomes… Là n’est pas le sujet. La théorie de l’Univers infini stipulerait que l’univers serait en perpétuelle expansion, que celle-ci ne s’arrêterait jamais. Égale dans toutes les directions, l’expansion se ferait donc de manière sphérique autour du Big-Bang et l’Univers connaîtrait une dilatation et en même temps un éparpillement de sa matière. On estime à environ 42 milliards d’années-lumières la distance nécessaire pour revenir au lieu du Big-Bang. Cette distance croît à l’infini en même temps que la température et la densité baisse.


Harris Albouchi

L’univers est doté d’une forme, que l’on appelle sa courbure. En gros, cela consiste à l’aspect qu’il aurait vu de l’extérieur. Celle-ci n’a pas encore été déterminée, mais trois hypothèses principales se font face : la première, un univers fermé, sous la forme d’une sphère ; la deuxième un univers plat ; et la troisième un univers courbé non fermé.


Selon les deux dernières, notre Univers est infini. Mais la première hypothèse signifie que le cosmos est bel et bien fini car l’expansion s’arrêtera, mais non borné car on n’en atteindra nulle part la limite (dans l’espace, on ne parle pas de trois mais de quatre dimensions car le temps s’y ajoute. Figurez vous plutôt qu’une boule, une sphère dont seule la surface vous est accessible. En allant toujours dans une même direction par exemple, vous finirez par revenir à votre point de départ). À la fin de l’expansion, un des devenirs possible du monde serait le Big Crunch, un effondrement de l’univers sur lui-même vers un point.


Une autre manière d’aborder le problème est de considérer l’Univers comme l’Univers observable dont nous serions le centre. Cela n’est pas si bête : étant donné que la lumière se déplace à une vitesse finie, ce qu’on voit au loin correspond à un événement décalé dans le passé. Il est donc absolument impossible de voir au delà de la distance qu’à parcouru la lumière depuis le Big-Bang, ce qui permet de donner une limite plus « simple » au cosmos.


Le moins que l’on puisse dire est qu’un épais brouillard subsiste autour de la question. À mesure qu’on trouve des réponses s’ajoutent de nouvelles interrogations, et il faut accepter de ne pas tout savoir tant le sujet est vaste. À méditer…


Harris Albouchi

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